Assurance dépendance

L'assurance dépendance

Le premier défi face à la pandémie a été la mise en place d'un mode de fonctionnement par télétravail pour le département suite à l'annonce du confinement. A côté de la mise en place de l'infrastructure informatique, il s'agissait de garantir le fonctionnement du département et la continuité du service aux assurés. La majorité des processus du service gestion des demandes ainsi que du service liquidation ont facilement pu être exécutées à distance. Néanmoins pas 100 % des tâches n'ont pu être réalisées en télétravail, et l'organisation d'une permanence dans les bureaux de la CNS a été nécessaire afin d'assurer le traitement du courrier, l'impression et la signature des décisions présidentielles ainsi que l'accessibilité téléphonique du département. Dans ce contexte la disponibilité réduite dû au congé pour raison familiale a constitué un défi supplémentaire.

Au niveau des activités les différents secteurs ont été touché de manière différente par la crise sanitaire. Ainsi le
niveau d'aides et de soins n'a été que peu impacté dans les établissements, alors que suite aux instructions données par le Gouvernement, par son arrêté ministériel du 23 mars 2020, les activités des réseaux d'aides et de soins à domicile ainsi que des centres semi-stationnaire a dû être restreint au stricte minimum, c'est-à-dire aux prestations et interventions les plus urgentes et indispensables, dans l'objectif de protéger au mieux la patientèle particulièrement vulnérable. Ceci était vrai pendant la période de confinement, et même si l'activité a repris depuis, elle n'est pas encore rétablie à son niveau d'avant la pandémie.

Pendant la période de confinement l'Administration d'évaluation et de contrôle a également suspendu les évaluations, mais a pu reprendre ces dernières à partir de juillet 2020. Quand une évaluation à distance était possible, l'AEC a cependant continué à attribuer les aides techniques. L'activité du département assurance dépendance n'a ainsi été que peu impactée.

Le deuxième semestre 2020, a été marqué par les travaux réalisés dans le cadre de la commission technique paritaire prévue à l'article 43bis de la convention cadre COPAS/CNS, des négociations de la convention cadre ainsi que des négociations des valeurs monétaires.

Les travaux de la commission technique paritaire ont traité des sujets tels que la validation d'un questionnaire qualité qui avait été prévu suite aux négociations des valeurs monétaires 2018, la discussion autour de la méthodologie à appliquer à la valeur monétaire des centres semi-stationnaires ainsi que les discussions sur la mise en application de l'accord signé le 16 juin 2018 entre la COPAS et le gouvernement concernant le financement de l'impact de la convention collective de travail de la Fédération des Hôpitaux Luxembourgeois pour un certain nombre d'établissements à séjour continu.

À cela ont suivi, en septembre 2020, les négociations de la convention-cadre dont les deux objectifs principaux étaient justement la formalisation de la mise en place de l'accord précité ainsi que l'adaptation de la procédure de déclaration de l'indisponibilité de l'aidant. L'avenant de la convention-cadre est entrée en vigueur au 1er février 2021.

La fin d'année a été rythmée par les négociations des valeurs monétaires. L'augmentation de ces dernières est principalement une conséquence de l'application des conventions collectives de travail du Secteur des Aides et Soins et de la Fédération des Hôpitaux Luxembourgeois. La crise sanitaire a également impacté les valeurs monétaires, les coûts liés au matériel de protection ayant été revus à la hausse ainsi que par la prise en compte du besoin revendiqué par le secteur d'engager des infirmiers hygiénistes.

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